avril 8

Odyssius

Vie après vie s’envolent comme feuilles dans le vent
Les espoirs déçus de mes amours naissants.
Un geste, un doux regard suffisent à me charmer.
Un mot, une attention, me voici envoûté.

Par crainte de froisser, de mésinterpréter,
Je tais cette émotion, la laisse se consumer.
J’ai vécu si souvent cette folle illusion
qu’aujourd’hui je ne sais quand y donner raison.

Ne suis-je donc qu’une farce, un patin agité?
Sais-je donc vraiment ce que veut dire aimer?
Pourtant j’aime sincèrement, mon coeur ne sait mentir.
Suis-je donc condamné à ne faire que souffrir?

Dans mon esprit perdu tournent tant de questions.
Même mon propre corps me tourne en dérision.
Je tangue d’une âme à l’autre sans jamais découvrir
Celle qui me complète et parle d’avenir.

Je suis un égaré, perdu en pleine tempête
cherchant le beau rivage où nulle menace ne guette,
le havre, l’anse paisible où je puisse m’épanouir,
goutter un peu au calme et venir y mourir.


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Ecrit 8 avril 2016 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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