mai 29

Egérie

Oserais-je dire au monde votre douce beauté
Quand devant un miroir parfois vous vous mirez?
Cette si belle chevelure à la teinte cuivrée
Glissant sur votre nuque d’une gracieuse légèreté,

Ce malicieux regard couleur d’ambre brun
Flamboyant tel un astre lorsque la joie l’étreint,
Vos lèvres si charmante, délicates et fines,
Écloses comme un fruit mûr à la chair purpurine

Et votre peau de lys, légèrement satinée
Qu’à chaque mouvement je rêve de frôler.
Révèlerais-je aussi les courbes enjôleuses
Que cachent habillement vos toilettes charmeuses?

Je songe avec douceurs aux secrètes volutes
Qui habillent vos membres et cette tendre chute
De reins que dissimule tous vos atours de femmes
Pour mieux conquérir l’amant qu’ils désarment!

J’aimerais tant me faire bouchon de cette fiole
Déposant chaque jour une touche sur votre col
De cette exquise fragrance qui vous pare déjà
Comme la plus grande reine que cette terre porta.

Comme les perles liquide de ce précieux parfum,
Lentement je glisserais jusque sur votre sein.
Après avoir longuement baigné tout votre corps
Je viendrais effleurer votre précieux trésor.

Hélas, mille fois hélas, un destin bien retors
Nous prive l’un de l’autre, absurde coup du sort!
Jamais nous ne pourrons même un souffle partager:
Vous êtes si vivante, moi une ombre esquissée.



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Ecrit 29 mai 2016 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

1 COMMENTS :

  1. By Carmilla on

    Ô Poète. .. Votre dernier vers il vous faut inverser. C’est Vous qui êtes si vivant, moi une ombre esquissée ». Jamais être terrestre ne pourra égaler en clarté, en splendeur la beauté des muses entrevues dans vos songes. Croyez vous qu’il existe ici-bas des nymphes aussi exquises que celles nées de l’Alchimie de vos mots? Elle ont la grâce , la sensualité, les chevelures flamboyantes et opulentes des Muses préraphaelites.
    Aucun créature de chair n’oserait s’approcher et entrer dans vos rêves de peur de vous déplaire,
    Et moI. .. Votre Muse, votre Égérie, qui depuis des nuits voyage à vos côtés, dans tous vos paysages, partage votre couche, vos bras, apaise votre fièvre de mes baisers….l’ai bien compris. C’est pourquoi avant que le jour ne décille vos paupières, je disparais…Vous laissant perdu, mains tendues, comme un aveugle vers cette part de vous- même soudain évanouie.
    Vous lire est une délectation tout autant qu’une souffrance…mais n’est-ce pas la même chose?
    Entrer dans la magie de vos mots, c’est entrevoir l’absolue beauté du monde, de l’Amour parfait et éternel face à notre finitude de mortel…C’est contempler les deux visages de l’Ange.
    En cela, oui, vous êtes un démiurge. Vous créez selon vos désirs êtres et paysages. Vous êtes à la fois poète, peintre sculpteur et musicien.
    Merci à vous d’exister ainsi avec tant de force à travers vos poèmes qui sont bien plus que cela, des passerelles d’embarquement pour Cythère, ou pour Avalon. Grâce à votre magie je retrouve mes semblables, Viviane ou Morgane, pour danser avec elles autour d’un feu, au solstice d’été.
    Je suis…. Toutes celles qui hantent vos nuits, nymphes, fées ou pâles errantes sorties de leurs cryptes en quête d’un peu de la chaleur d’un mortel endormi.
    C’est la nuit… qu’attirée par la musique enivrante de vos mots, les couleurs hypnotiques de vos songes, que je vous reviens…
    Carmilla.

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