mars 14

Ange

Lorsque les brumes s’étendent sur mon âme meurtrie,
Que les ténèbres grondent, prêtes à me dévorer,
Alors l’Univers semble prendre en pitié
La pauvre créature, l’humble errant que je suis.

Dans un parc sordide où j’étais égaré,
Je vis soudain venir dans un voile de lumière
Une femme mystérieuse enveloppée d’Aether,
Créature parfaite, fille de la Beauté.

Un visage rayonnant, auréolé d’étoiles,
Un sourire envoûtant, un port fier, presque altier
Et pourtant dans les gestes, de la timidité.
Quel charme, quelle douceur en cet Être Idéal!

Rares sont ceux qui ont pu croiser les yeux d’un Ange
Alors qu’il déambule sous apparence humaine.
Son regard pénétrant, d’Azur et d’Aubes Pleines,
Vous transporte, vous chamboule, en un instant vous change.

La Divine m’accorda toute son attention
Lisant en mon esprit comme dans un livre ouvert.
Me voyant assailli par l’Ombre mortifère,
D’un geste elle chassa l’Importune sans nom.

Et d’un souffle portant toute l’essence d’elle-même
Sur un meilleur chemin, en amie me guida.
A quelques compagnons, par la suite, me confia,
Avant de s’envoler, Soleil que le vent sème.

Ah quelle plaisante visite, quel beau souvenir!
En mon coeur de poète, cet ange s’est niché
Et, comme en sa demeure, il s’est installé
Pour un jour, je l’espère, enfin me revenir.

Dieux, quel coeur insolent pour oser L’espérer!
D’une déesse, il s’émeut, voudrait se voir l’amant.
Il se sait bien petit, bien faible, insignifiant;
Mais toujours il s’emporte lorsqu’il veut Aimer.



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Ecrit 14 mars 2017 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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