avril 5

Mnémophobia

Il est certains instants, lorsque descend le soir,
Où les ombres passées deviennent par trop pesantes.
C’est l’heure des vieilles blessures, des ténèbres suintantes,
Quand les maux oubliés repeuplent les cauchemars.

Dans son antique grenier, l’âme de mes errances
Se tortille, s’agite, se sentant assaillie
Par les mille souvenirs qui hantent son abri,
Les rêves effacés, les vaines espérances.

Au fond d’un coffre ancien aux boiseries vermoulues
Un cristal brisé pleure des larmes de sang.
Chacun de ses éclats est le témoin vivant
D’une souffrance masquée, d’un espoir déçu.

Entre les meubles croulant sous l’encre et la poussière
Se dresse une psyché scintillante et polie.
Dans ses eaux, ma mémoire projette sans répit
Mon manque, mes erreurs, tous mes moments amers.

Dans cette obscurité brûle une pâle chandelle,
L’unique point de lumière m’empêchant de sombrer,
Une main sur mon épaule, un sourire donné,
Quelques paroles amies quand mon esprit chancelle.



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Ecrit 5 avril 2017 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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