avril 12

Primasombra

Qu’il serait bon ce soir de m’en aller danser.
Humer les fleurs sauvages sous la voûte étoilée;
Sentir tout contre moi les bras d’une tendre amante
Et m’enivrer d’amour; combler mon âme absente.

Ces temps de renouveau agitent en mon coeur
D’étranges souvenirs, une sensation d’ailleurs;
Comme s’il souhaitait encore pouvoir s’embraser,
Devenir fébrile, se remettre à aimer.

Héla, pauvre inconscient, tu sembles avoir omis
Que tu n’es que fragments maltraités par la vie!
Oublies-tu les blessures, les mille et une douleurs
Que chaque jour tu endures? Aimer est ton malheur!

L’amante que tu espères n’existe qu’en pensées.
Si ce n’était le cas, vous vous seriez trouvés.
Et puis que ferait-elle d’un amant aussi sombre ?
En toi ne siègent plus qu’éclats épars d’ombre.

Je le sais, tu voudrais, pour alléger tes peurs,
Embrasser un instant la promesse du bonheur.
Allons, cesse et admire plutôt les beaux amants.
La tristesse est ton lot, à eux voeux et serments.



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Ecrit 12 avril 2017 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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