août 21

Alwardyn

Sur les antiques rivages d’un lieu dissimulé
Entre nuages et brumes où le Temps m’entraîna,
Un soir au clair de lune une étoile tomba
Me révélant une âme à l’étrange beauté.

Assise près d’un feu se tenait une reine
Au port majestueux et sa peau opaline
Trahissait de la belle l’ascendance divine,
Baignée par les rayons de la douce Sélène.

Siégeant à ses côtés, comme tenant salon
Une riante fée, toute auréolée d’or
Devisait avec elle dans cette pâle aurore;
Sublimes demoiselles, pleines d’exaltation.

Dans les flammes dansait, éblouissante et pure,
Une sublime créature, maîtresse des foyers.
Sa silhouette ondulait et moi, hypnotisé
J’avançais, tel un spectre, hors de l’ombre, à pas sûrs.

Alors sur mon essence, trois regards se fixèrent:
L’argent, l’or et la braise, en un point s’unissant
D’un échange glacial me figèrent en l’instant
Et de toute leur présence, ces dames m’encerclèrent.

Mon corps à leur merci fut livré à leurs mains
Ces joueuses déesses y gravèrent leur empreinte;
Arabesques brûlantes, longues et polaires étreintes,
L’épiderme consumé par l’Étoile du Matin.

Lorsque enfin apaisées, elles cessèrent leurs assauts
Dans leur mystérieux cercle, elles me laissèrent entrer
Et d’un commun accord me nommèrent initié,
Détenteur des secrets que contenait leurs mots.



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Ecrit 21 août 2018 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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