décembre 21

Maraud

Lorsque le demi-jour, de ses rayons dorés
Caresse le velouté de son teint d’églantine
Frôle sa bouche rouge comme le fruit d’aubépine
Je sens bondir mon cœur et mon âme s’agiter.

Elle est fille du monde, brûlante d’énergie
Une flamboyante étoile irradiant de lumière
Le miracle céleste qu’en soi chacun espère
Celle que tant d’autres adulent pour masquer leur envie.

Les fats à son balcon ne doivent pas manquer
Pourtant elle marche seule et sans perdre sourire
Les feux de son regard voient les rustres frémir
Et les tristes seigneurs dans l’ombre se faner.

Sa gracieuse pureté, nulle faut ne l’entache
Sa bonté, sa douceur, elle ne fait qu’offrir
De sa simplicité personne ne peut médire
A tant de compassion ne s’opposent que les lâches.

Lorsque passe la belle, son chemin éclairé
Sous une arcade sombre, ma face je dissimule,
Mon corps trop usé, vieillissant, ridicule
Et l’esprit ébloui, je demeure fasciné.

Que ferait donc un astre, une telle perfection
D’un roc fissuré, écrasé sous les ans ?
Je ne suis que guenilles ouvertes à tous les vents
Dont une fée mutine gouverne l’émotion.



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Ecrit 21 décembre 2018 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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