septembre 25

Quête universelle

Mi anges, mi démons, instable équilibre
La folie, la raison, mélange redoutable
Les humains sont une forme, un étrange condensé
De tout ce qu’on veut détruire, de tout ce qu’on peut aimer

Depuis l’aube des temps jusqu’au chaos final
Les entités recherchent une enveloppe idéale
Alliant la vigueur de la prime jeunesse
A la tendre douceur, à la délicatesse

Leur quête est jalonnée d’accident, de méprises
De ratés inquiétants, de réussites exquises
Mais sans jamais atteindre une forme parfaite
Tout semble se corrompre, devenir malhonnête

Les corps se parasitent, les âmes s’enlaidissent
Les esprits sont mauvais, les formes se pervertissent
Tout semble s’obscurcir, au mal se vouer
C’est à croire que ces êtres ne peuvent qu’être damnés

Parfois pourtant paraissent des êtres d’exception
Doux et pleins de lumière, proches de la perfection
Mais ils sont éphémères, très vite assassinés
Par les créatures sombres, jalouses de leur bonté.

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septembre 25

Hommage

Etendu, pâle, sur mon lit
Je lis quelques vers d’une amie
Son verbe touche, donne le frisson
Mes larmes perlent sous l’émotion

Puis je discute avec une autre
Plaisantant de tout et rien d’autre
Comme tous les jours, toutes sont présentes
Prêtes, à l’écoute, compatissantes

Riant à mes mauvaises boutades
S’amusant comme de vrais camarades
Tendres et douces quand je vais mal
Me secouant, jamais brutales

Préoccupées quand je me tais
Attendrissantes comme nul ne sait
Tous leurs sourires me font fondre
Mais sans jamais ne les confondre

Leur sensibilité m’émeut
Leurs êtres me semblent si lumineux
A vous belles âmes je rends hommage
Votre bonté efface ma cage

Un millier d’étoiles ou de fleurs
Ne saurait dire mon bonheur
Je vous aime…

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septembre 9

La malédiction de la mort

Si solitaire en mon royaume
Ange de la mort abandonné
Sans une compagne pour m’épauler
De chagrin, j’entaillais ma paume

Sept gouttes au sol churent
Sept larmes s’y mêlèrent
Sept enfants se formèrent
Naissant ainsi de ma blessure

Les années les embellirent
Splendides filles au teint bleuté
Fiers garçons durs comme l’acier
Devirent curieux de leur avenir

Le royaume se fit trop étroit
Cantonnés à la nuit et l’ombre
Mes beaux enfants devenaient sombres
Voulaient le jour sortir du froid

Ne voulant pas les voir souffrir
Je leur ouvris l’air extérieur
Leur demandant serment de cœur
Cycliquement de revenir

Leur fis cadeau de beaux bijoux
Colliers pierre sombre et or mêlés
Pour mes filles, princesses ailées
Anneaux sanguins pour mes fils loups

Leur fit promettre de les garder
Tant qu’à l’extérieur vivraient
Au risque de perdre ce qu’ils étaient
Et à jamais de m’oublier

Les promesses à l’aurore s’envolèrent
Mes enfants s’intégrèrent aux humains
Les bijoux dès qu’ôtés pour le bien
Aussitôt loin de moi les lièrent

Le chagrin, l’isolement m’éprouvèrent
Je sortis au grand jour, malheureux
La lumière me brûla les yeux
Je deviens fou, errant, en colère

L’amnésie emporta ma mémoire
Je semai terreur, chaos et mort
De ce monde je faisais ce que j’abhorre
Perdu, une ombre, un cauchemar

Aujourd’hui semble enfin revenir
Le jour où je les trouverais
Mes enfants que seuls je chérissais
En les perdant je crus périr.

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juin 19

Oiseau perdu

Oiseau perdu, triste, désoeuvré
Cloué au sol, les ailes brisées
Sanglotant sur ses rêves évanouis
Transis par le froid et la nuit
Portant fardeau de vies nombreuses
Ou de nombreuses conséquences malheureuses
Ont fait périr ceux qu’il aimait
Pensant les perdre à tout jamais
Errant sans but, seul, orphelin
Attendant une aube, un matin
Enveloppé d’ombre, meurtri, vieilli
Fatigué d’être pantin d’une vie
Désespérant de voir un jour
La lumière, la joie de l’amour
Un ange pourtant est apparu
L’enveloppant de ses bras nus
Le relevant, séchant ses larmes
Révélant à tous son charme
L’emportant aux ciels étoilés
Au firmament pour l’y aimer
L’oiseau a un but aujourd’hui
Protéger l’ange de la nuit
La chérir, l’aimer, la secourir
La voir heureuse, la voir sourire
Contempler ses yeux merveilleux
Ou la lumière naît et se meut.

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juin 1

L’encre des rêves

llongé sur ma couche, le regard dans le vague
Je survole une cité..Est-ce Rome ou bien Prague?
Je suis tel un oiseau englué dans la vase
Mes rêves deviennent mes mots et mes sanglots des phrases

J’écris avec ma vie et je dors en veillant
J’attend que vienne la pluie, que se lève le vent
Trempant ma plume usée dans l’ancre de mes songes
Libérant ma tristesse avant qu’elle ne me ronge

Je monte au firmament, je chûte vers le gouffre
Je trace en pleurant tout ce que mon coeur souffre
Je m’abreuve aux étoiles, je m’éclaire avec l’ombre
Je tisse ma propre toîle puis cherche à la rompre

J’erre, mélancolique, en des lieux solitaires
Cherchant pour une rîme, un mot, ou bien un vers
Je titube et je roule dans de vertes prairies
Puis soudain je m’écroule,victime d’une infamie

Je contemple à nouveau le coeur d’un soleil mort
L’espoir fuit, mon fardeau ne semble que plus fort
Alors une douce main se pose sur mon épaule
C’est ma muse ce matin qui de son souffle me frôle

La peur et la folie de mes rêves insensés
S’en retournent à la nuit, je puis la contempler
Ma si jolie muse, ma tendre musicienne
Il suffit d’un regard et mon âme se fait tienne…

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