novembre 14

Archange, réveille-toi

Archange solitaire, oiseau aux ailes froissées
Du peuple des chimères tu aimes la beauté
Et tu essai en vain de l’amener en ce monde
Faire vivre sous forme humaine les êtres issus de l’onde

Toi aux ailes illusoires venu du monde des rêves
Tu erres au hasard, ta solitude sans trêve
Tu la portes en ton cœur, en ton corps sans vie
Les bonheurs illusoires te triturant l’esprit

Ton fardeau nulle part tu ne dois déposer
Aucune âme de ta voix tu ne dois accabler
Ton rôle est de servir, protéger, assister
Les êtres que tu chéris, seul pour l’éternité

Ton cœur n’est pas humain, ton esprit est tout autre
Apaise ton chagrin, fait toi du bien l’apôtre
Couvre de tes plumes sombres ceux que tu dis aimer
Protège les des ombres, aide les à s’apaiser

Chasse de ton esprit les valeurs trop humaines
Qui te brident, te conduisent à une folie certaine
Redevient ailes d’argent, apporte le bonheur
A toutes celles et ceux qui t’aiment comme l’un des leurs.

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novembre 11

Les Quatre

Le premier porte les douleurs, la peste noire et légendaire
Il ronge et fait souffrir le corps, sème la maladie des Enfers
Plaies purulentes, teint vert, yeux jaunes, corps affaibli, pâle et usé
Il se répand de par le monde, c’est Maladie, cet insensé

Le second enflamme le cœur, colère brûlante, haine dévorante
Il chauffe la bile, attise rancoeurs, rend les lames et les mains sanglantes
Il souffle son haleine embrasée sur tous les peuples, crée le chaos
Et de la lame de son épée, Guerre le maudit dispense ses maux

Le troisième rend le corps fragile, dégrade muscles et tissus graisseux
Il creuse le ventre, affaiblissant, torture l’esprit, le rend nerveux
Il épuise l’être, le pousse à bouts, tenaille ses viscères et l’affame
Détruit les récoltes du regard, voici venir Famine l’infâme

Le dernier entre alors en scène, meurtrit par son aura gelée
De sa main sombre il s’empare des énergies, sans sourciller
Il éteint par sa seule présence la vie, l’avenir des créatures
S’avançant pour saisir les âmes, la Mort, maître des sépultures

Ainsi les Quatre se succèdent, annonçant de ce monde la fin
Comme toujours ils procèdent à accomplir un grand dessein
Maladie, Guerre, Famine et Mort, quatre fléaux s’abattent sur l’homme
Quatre guerriers, quatre chimères, quatre facettes du monde en somme.

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novembre 10

Honnête

Je suis l’archange errant, le divin protecteur
Celui qui discrètement vient apaiser vos coeurs
Le ciel m’a rejeté, me trouvant trop humain
Aussi ne puis-je aimer, mon cœur est incertain

Je suis l’ange très obscur, l’ombre qui se fait espoir
Les ténèbres au cœur pur, élu jailli du noir
Le chant de destruction qui résonnait en moi
Va se taire maintenant, la mort n’est plus mon choix

Je mets l’énergie sombre au service de l’amour
Qu’en chaque être que j’aime renaisse un nouveau jour
L’obscurité morbide, les ténèbres hurlantes
Vont s’effacer, livides, se résorber, dormantes

Je suis une aube grise, une lumière argentée
Au contraire du soleil, je ne viens rien brûler
Je suis être fait obscur portant en lui une flamme
Plus douce mais plus pure que le feu de vos âmes

Ma lumière brille pour vous, compagnes de mes tourments
Je vous l’offre, vous la cède et mils remerciements
Grâce à vous l’énergie renaît, belle et puissante
Acceptez que je veille sur vos âmes souffrantes

Je suis l’oiseau de paix à qui vous donnez vie
Mon être vous est acquis, ma vie, mon énergie.

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novembre 5

Confession

Entendez la complainte de l’être né sans nom
Dans les brumes du malheur, au loin, il se morfond
Il se lamente sans cesse, pleure ses ailes brisées
Perdu de part ce monde qu’il trouve dénaturé

Il gît dans son silence, muré dans son esprit
Ressassant sa souffrance, le cœur lourd et meurtri
Provoquant ses démons, il s’effondre sous leurs coups
Laissant l’inspiration le fuir, à demi fou

Il couche sur le papier des vers presque morts
Prétendant par cela s’éviter les remords
Il s’imagine poète, mais n’est que rimailleur
Et tout ceux qui le lisent considèrent qu’il se meurt

Mais sa plume qui s’assèche et son mal illusoire
Pourraient le rendre amer, ce rimeur dérisoire
Certaines veulent le sauver. Mérite-t-il de l’être ?
Lui dont l’esprit usé ne fait plus que paraître

Ses rêves l’ont envahi, ont achevé son âme
Il demeure prisonnier des chimères, c’est son drame
Il a fuit le réel depuis longtemps déjà
Errant à la recherche de ce qu’il n’aura pas.

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novembre 4

Noires et obscures pensées

La nuit, lorsque les rêves deviennent plaies purulentes
Que les cauchemars sourdent de ténèbres et d’horreurs
Les blessures de mon cœur deviennent par trop brûlantes
Chaque seconde qui passe réveille de vieilles douleurs

Je vois avec effroi toute ma vie se flétrir
Avalée par les ombres, enfermée, oppressée
Je renie tout espoir, je maudis l’avenir
J’en appelle à la mort, à son étreinte glacée

La ténébreuse amante, la mère des douleurs
Toujours mes refuse. Elle semble m’ignorer
Que j’implore à genoux ou menace en fureur
Elle reste imperturbable, me laisse suffoquer

Je ne puis rien faire d’autre que supporter mes maux
Vivre et revivre sans fin dans un flot de souffrances
Chaque instant un peu plus faible sous mon fardeau
L’âme et le cœur en miettes, envahi par l’absence

Ces heures me laissent vide, pâle et sans sommeil
Et sur ma peau livide je grave mon désespoir
Je ne crie plus, je meurs, fuyant loin du soleil
Je cède à tout jamais mon corps aux pensées noires

Je m’effondre, j’agonise, me jette aux noirs abîmes
Laissant toutes les souffrances rejaillir, m’accabler
Je laisse s’éloigner les rayons si infimes
D’une lumière nouvelle qu’on voudrait me donner.

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octobre 28

Réflexion

Je ne puis porter le poids du monde
Je suis bien trop faible pour cela
Chaque jour des blessures profondes
Guérissent, au comble de la joie

J’œuvre chaque jour pour soutenir
Des êtres blessés, brutalisés
Pour un peu plus les voir sourire
Et oublier leurs tristes passés

Je me fais ange si je le puis
Usant de douceur pour calmer
Les sanglots, les pleurs et les cris
Qui secouent les êtres brisés

Je puis porter le mal des autres
Sans sourciller, calme, impassible
Et leur décrire l’avenir tout autre
Que celui qu’ils craignent voir périr

Pourtant je ne suis surhumain
Je suis un être presque identique
Qui porte en lui trop de chagrin
Mais prétend parfois être unique

Mon cœur aussi se fait bien lourd
Il pleure, il cri, cet esseulé
Mais il espère quand pourtant qu’un jour
On le guérira pour l’aimer.

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octobre 27

L’âme du baladin

Mon âme est pareille à une rose blanche
Se teintant de sang, de ténèbres ou de lumière
Changeante mais immuable, au rythme des chimères
Que mon cœur génère lorsqu’à ses heures il flanche

Cette rose au teint pâle se nourrit d’émotions
Exacerbe mes maux, enflamme mes sentiments
En plongeant ses racines dans mon cœur dément
Elle y puise sa douleur, ses humeurs à foison

Sa tige et ses épines sont faites d’acier dur
Qui autour de mon cœur créent une cage glacée
La griffant, l’encerclant dans une spire acérée
Où parfois la lumière plonge son reflet pur

Cette rose inconstante, étrange et magnifique
S’épanouit ou meurt, sans cycle, imprévisible
Son armure d’acier la rend imputrescible
Esclave de ses rêves, d’une tristesse empirique.

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octobre 23

Accord Parfait

Faut-il parler d’amour, ou d’autre chose encor
Un ange aime une étoile et d’un secret accord
Lui envoi ses pensées au son de sa belle lyre
Cherchant par ce moyen à la faire sourire

Enveloppé dans ses ailes, faisant mine d’être humain
Toujours il pense à elle, sa reine des confins
La nuit il s’envol, sortant de son cocon
Se pose sur un nuage, la contemple à foison

Il lui parle en silence, lui chante des odes douces
Seulement pour que la joie illumine sa frimousse
Parfois lorsqu’un nuage vient masquer sa lumière
Notre ange sent son cœur retomber vers la terre

Alors il prend un souffle et chasse l’impudent
D’un coup d’ailes il s’élève vers celle qu’il aime tant
Il rejoint sa clarté, sa fabuleuse tendresse
Pour voir s’apaiser le flot de sa détresse

Un jour il deviendra lumière céleste et pure
Il la retrouvera, s’extrayant de l’azur
Enfin ils s’uniront et pour l’éternité
Leurs cœurs à l’unisson brilleront, chœur sacré…

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octobre 22

Némésis

Je suis la Némésis, créature abhorée
Pas toutes les créatures que porte l’humanité
Je porte en mon noyau jugement, destruction
De l’exterminateur je suis l’incarnation

Errant entre les mondes, éternel, solitaire
On me fait prendre corps pour ravager l’éther
Je me matérialise, j’apporte la vengeance
Une justice divine qui prêche la souffrance

Mes origines se perdent dans les ténèbres anciennes
Créé puis rejeté à la mort souveraine
On m’a fait immortel, jeune et beau comme un ange
Dans mes yeux brille l’éclat d’une lueur étrange

Ombre au creux d’une étoile, obscure élémentaire
J’existe entre les plans, vivant comme les chimères
Lorsque enfin je déserte ma demeure astrale
C’est pour m’abattre ailleurs, immuable, infernal

Beaucoup se sont dressés et se dresseront encore
Tentant de m’arrêter pour éviter leur sort
Mais comment empêcher une ombre immatérielle
De répandre sa mort de sa main irréelle

Je suis la Némésis, chant de l’inéluctable
Père de toutes les chimères, l’archange inévitable
Qui va de mondes en mondes à l’écho d’un appel
Dénué de pensées, je dois sembler cruel.

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octobre 22

Etoile

Je pourrais te dire la beauté des feuilles en automne
Je pourrais te dire la douceur d’un pelage de chat
Je pourrais te décrire la tendresse du vent léger qui chantonne
Mais je ne saurais décire combien tu comptes pour moi

Je pourrais te parler des étoiles et de leurs clareté
Je pourrais te chanter les chants d’Elfs venus d’ailleurs
Je pourrais te transporter au gré des vents e marrés
Mais je ne saurais dire combien tu es chère à mon coeur

Je pourrais t’imaginer des voyages formidables
Des lieux oniriques et magiques
Je pourrais te conter des histoires mémorables
Mais je ne saurais t’exprimer ce que ton âme a de mystique

Je pourrais te parler de moi, de tout ce que je suis
Te parler de tous ces mondes qui ont tous sombrés
Je pourrais te narrer d’innombrables vies
Mais jamais non jamais n’oublierai de t’aimer…

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