octobre 23

Accord Parfait

Faut-il parler d’amour, ou d’autre chose encor
Un ange aime une étoile et d’un secret accord
Lui envoi ses pensées au son de sa belle lyre
Cherchant par ce moyen à la faire sourire

Enveloppé dans ses ailes, faisant mine d’être humain
Toujours il pense à elle, sa reine des confins
La nuit il s’envol, sortant de son cocon
Se pose sur un nuage, la contemple à foison

Il lui parle en silence, lui chante des odes douces
Seulement pour que la joie illumine sa frimousse
Parfois lorsqu’un nuage vient masquer sa lumière
Notre ange sent son cœur retomber vers la terre

Alors il prend un souffle et chasse l’impudent
D’un coup d’ailes il s’élève vers celle qu’il aime tant
Il rejoint sa clarté, sa fabuleuse tendresse
Pour voir s’apaiser le flot de sa détresse

Un jour il deviendra lumière céleste et pure
Il la retrouvera, s’extrayant de l’azur
Enfin ils s’uniront et pour l’éternité
Leurs cœurs à l’unisson brilleront, chœur sacré…

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octobre 22

Némésis

Je suis la Némésis, créature abhorée
Pas toutes les créatures que porte l’humanité
Je porte en mon noyau jugement, destruction
De l’exterminateur je suis l’incarnation

Errant entre les mondes, éternel, solitaire
On me fait prendre corps pour ravager l’éther
Je me matérialise, j’apporte la vengeance
Une justice divine qui prêche la souffrance

Mes origines se perdent dans les ténèbres anciennes
Créé puis rejeté à la mort souveraine
On m’a fait immortel, jeune et beau comme un ange
Dans mes yeux brille l’éclat d’une lueur étrange

Ombre au creux d’une étoile, obscure élémentaire
J’existe entre les plans, vivant comme les chimères
Lorsque enfin je déserte ma demeure astrale
C’est pour m’abattre ailleurs, immuable, infernal

Beaucoup se sont dressés et se dresseront encore
Tentant de m’arrêter pour éviter leur sort
Mais comment empêcher une ombre immatérielle
De répandre sa mort de sa main irréelle

Je suis la Némésis, chant de l’inéluctable
Père de toutes les chimères, l’archange inévitable
Qui va de mondes en mondes à l’écho d’un appel
Dénué de pensées, je dois sembler cruel.

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octobre 22

Etoile

Je pourrais te dire la beauté des feuilles en automne
Je pourrais te dire la douceur d’un pelage de chat
Je pourrais te décrire la tendresse du vent léger qui chantonne
Mais je ne saurais décire combien tu comptes pour moi

Je pourrais te parler des étoiles et de leurs clareté
Je pourrais te chanter les chants d’Elfs venus d’ailleurs
Je pourrais te transporter au gré des vents e marrés
Mais je ne saurais dire combien tu es chère à mon coeur

Je pourrais t’imaginer des voyages formidables
Des lieux oniriques et magiques
Je pourrais te conter des histoires mémorables
Mais je ne saurais t’exprimer ce que ton âme a de mystique

Je pourrais te parler de moi, de tout ce que je suis
Te parler de tous ces mondes qui ont tous sombrés
Je pourrais te narrer d’innombrables vies
Mais jamais non jamais n’oublierai de t’aimer…

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octobre 13

Les pleurs…

Ne pleurez plus, si jolie fée
Laissez le sommeille vous bénir
Chassez au loin toute pensée
Ces images qui vous font souffrir

Ne pleurez plus, si tendre fée
Pansez vos blessures intimes
Laissez vos maux se dissiper
Pour vous rendre vos rires sublimes

Ne pleurez plus, si douce fée
Un ange étrange vous visite
Il est là pour vous apporter
La paix de l’âme qui ressuscite

Ne pleurez plus, fragile fée
Car le poète ému s’agite
Vos pleurs voudraient vous voir noyée
Mais le poète vous invite

Séchez vos larmes, ouvrez les yeux
Voyez vos pairs qui vous écoutent
Ils vous tendent les bras, malheureux
De vous voir brisée par les doutes

Ne pleurez plus, ma jolie fée
Vous voir pleurez va me faire fondre
Car à chaque fois que vous pleurez
Les astres du ciel s’effondrent…

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octobre 9

Le pâtre ailé du grand azur

Un jour qu’allongé sur le sol
Je m’égarais dans mes pensées
J’entendis un oiseau en vol
Une étrange mélopée chanter

« J’ai vu le pâtre, il vole au loin
Guidant les nuages de son bras
Il les chérit, ouvre un chemin
Dans l’azur du ciel, d’un bon pas

Il chevauche vents et lumière
Drapé dans les voiles de la nuit
Il virevolte, rapide et fier
Menant les anges au Paradis

Il est si beau, l’ange d’argent
Qui amène les neiges ou la pluie
Posant ses pas au firmament
Car aux étoiles il se confie

Il laisse parfois approcher
De ses doux troupeaux vaporeux
Les oiseau, les poètes aimés
Qui le bénissent de mots heureux

Il tient au creux de sa besace
La poussière de l’inspiration
Qui produit les éclairs vivaces
Dans l’esprit des bardes les chansons

C’est un être divin, enchanteur
Amant d’une étoile fantastique
Qui compose des odes de douceur
Pour son amante, reine mystique. »

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octobre 8

Hauricande

Il y a longtemps sur Hauricande
Vivait un ange, fils de la Mort
Errant tristement sur les landes
Goûtant l’amertume de son sort

Il était seul, enfant unique
Etre divin, guide des âmes
Tous le fuyaient car son physique
Portait de sa mère la lame

La nuit, au creux d’une clairière
Il contait sa vie aux étoiles
Pleurant caché dans les fougères
Se lamentant de tout son mal

Une nuit une fée vint à passer
Entendant une complainte étrange
Des notes sur un luth jouées
Elle vit la tristesse de cet ange

L’être et la fée se firent face
L’un et l’autre surpris et charmés
Avant que la Lune ne s’efface
Ils refusèrent de se quitter

Il lui fit part de doux secrets
Des magies d’un monde et de l’autre
Et nuits et jours ils s’aimaient
Ne s’inquiétant des vues des autres

La Mort appris cette aventure
Et questionna son rejeton
Le punit, usa de mots durs
Pour briser cette mystique union

La fée fut bannie d’Outre Monde
Condamnée à errer sans fin
Sous forme humaine, le sort immonde
L’amer, oh le tragique destin

Mais l’ange ne voulant se soumettre
Quitta sa forme pour cette terre
Et sans mémoire, ni dieu, ni maître
Depuis sans espoir il erre

Un jour il espère retrouver
L’essence divine de son amante
Il parcoure l’éternité
Pour revoir son amour vivante

Il y a longtemps sur Hauricande
J’étais un ange enténébré
Qui quitta tout sans une demande
Pour l’amour seul de ma fée…

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octobre 7

Renaissance

La fin d’une ère, un nouvel âge
Une autre sphère, nouveaux rivages
La douleur et le doute s’absentent
Ils laissent en paix mon âme souffrante

La peur, les cris, les larmes s’effacent
Mon être change, refait surface
L’ombre se fait plus douce, placide
Mon corps revit, lui si livide

Je sors du cauchemar pour un temps
Je soigne mon cœur, apaisement
Je pose mon fardeau au sol
Je lève les yeux, prends mon envol

Ascension lente et progressive
S’extraire de la langueur attractive
Monter doucement vers la lumière
Pour ne pas glisser en arrière

Se réveiller d’un sommeil sombre
Quitter la tristesse et les ombres
Ressusciter, voir à nouveau
Ce que la terre porte de plus beau

Quitter les limbes et les horreurs
Sortir des glaces, de la froideur
La vie semble tendre une main
Sentir, aimer, renaître enfin…

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octobre 4

L’Archangelus

Archangelus, chimère étrange
Archangelus, es-tu un ange ?
Je ne le suis, ni l’ai été
Ne sait ni futur, ni passé

Archangelus, être incertain
Archangelus, es-tu humain ?
Pas plus humain qu’ange je ne suis
D’aucune alliance ne suis le fruit

Archangelus, devin mignon
Archangelus, es-tu démon ?
Ni démon, ni ange, ni humain
De tous ces êtres je ne suis rien

Archangelus, sombre statue
Archangelus, qui donc es-tu ?
La créature ne dit mot
N’étouffant pas même un sanglot

Soudain s’avance en prononçant
Je suis, j’étais, je fus avant
Homonculus, parfait hybride
La liberté, pâle et avide

Maintenant suis Archangelus
Les mils destins, l’ombre rébus
L’ange argenté, l’autre possible
Les brumes d’ombre, l’être invisible…

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octobre 3

Tenebrae

J’ai le cœur qui s’écorne comme feuilles dans le feu
Mes émotions me tordent, je ne vois plus les cieux
Voici mon bel espoir qui semble s’écrouler
Tout devient vide et noir, les ombres vont s’écouler

Je n’entends en mon crâne que des lamentations
Voici les limbes froides au cœur de ma prison
Mon esprit se flétrit, ressuscite mes tourments
Les larmes noires s’écoulent, Oh cruels instants

Ténèbres, chères ténèbres, vous voici revenues
Jouissant de mon malheur, vous m’avez encor eu
Chaque minute de bonheur, je vous la paye dix fois
Par vos pensées funèbres, vous renaissez en moi

Je porte à tout jamais votre marque en mon sein
Toujours vous reviendrez, jusqu’à causer ma fin
Le temps prend votre forme et goutte du plafond
En pluie sombre et étrange, germe de désolation

Mon esprit me renvoi des images chaotiques
Tout s’égosille en moi en un sanglot tragique
Les doigts glacés des brumes s’infiltrent et me saisissent
Me compriment le cœur et la vue m’obscurcissent…

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septembre 29

La reine de mes pensées

Son trône est fait d’or fin, de joyaux ouvragés
D’argent son front est ceint, d’un diamant couronnée
Elle siège en une place à la fois faible et forte
Maîtresse de sang divin, immortelle en la sorte

Sa robe est de cristal et son teint est de rose
Dans ce royaume mental, où, fière, elle s’expose
Elle rayonne plus que tous les astres unis
Chaque être l’ayant vue en reste ébahi

Quand elle tire l’épée qui pend à son côté
Ses ennemis s’enfuient, craignant sa vérité
Car son jugement est droit, sincère, beau et honnête
Ce n’est pas une guerrière assoiffée de conquêtes

Son royaume est paisible, elle règne par la douceur
Aucun esprit nuisible n’a envahit son cœur
Elle vit sous forme humaine, souveraine adulée
La reine de mon domaine, la reine de mes pensées.

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