avril 20

Le Voyageur

Absorbé par l’éclat des astres au firmament
Le regard attaché à la voûte céleste
Le poète se rêve loin du monde terrestre
Onirique météore vers l’Éther filant.

Dans le feu des étoiles il cherche une lumière
Pouvant rivaliser avec les grands yeux d’or
D’un être merveilleux, un ange ayant pris corps
Dissipant ses ténèbres comme une brise légère.

De sa plume il invoque la secrète déesse
Qui d’un battement de cils chavirerait son cœur
Il lui prête les traits délicats, enjôleurs
De mille demoiselles, lavandières ou duchesses.

Il emprunte aux comètes quelques fils d’argent
Pour tisser à sa belle une royale parure
De gemmes fantastiques dont les eaux sont si pures
Que la nuit dans ses voiles les garde jalousement.

C’est là son seul plaisir, sa seule fantaisie,
Esquisser un portrait, s’inventer un amour
Car depuis bien longtemps, presque depuis toujours
Il erre seul sur les voies que lui tracent la vie.



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Ecrit 20 avril 2019 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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