mai 30

Absolue

Viennent la nuit et l’ombre, vienne le doux sommeil
Où vivent les mirages, les merveilles du songe.
En eux, avec délice, tout mon être se plonge
Étreignant une divine nymphe aux lèvres vermeilles.

Cette secrète gardienne cache contre son cœur
La clef de mille trésors d’une infinie tendresse.
Les étoiles l’ont faîte céleste enchanteresse,
Illustre souveraine du royaume d’un rimeur.

Elle est dépositaire de la beauté du monde
Et parfois je surprends, hors du rêve, son reflet.
Dans l’éclat d’un sourire, d’une tournure l’attrait
Ou dans l’eau d’un regard à la clarté profonde.

Les mots semblent bien fades pour dire sa lumière,
La paisible quiétude habillant sa présence.
Mais lorsqu’elle disparaît, tant me pèse son absence
Que je sens mon esprit se muer en poussière.

Sereine inspiratrice, amante vénérée,
Combien de temps encore durera mon exil ?
Nulle trace en ma mémoire de l’acte vain et vil
Qui me vit hors du temps, loin de toi, déporté.

Partout, en chaque instant, je te cherche et t’espère!
J’aspire à retrouver en tes bras ce bonheur,
Le paradis perdu de ta sublime candeur.
Existe-t-elle seulement ou n’est-elle que chimère?



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Ecrit 30 mai 2020 par Damian dans la catégorie "Eclats d'âme

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